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Le Crime Parfait ? - Critique de "Gone Girl"

  • 22 avr. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 mai 2025

☆ Note : 16/20



Radiographie d'un monstre


"Gone Girl fait partie de ces films qui nous demande d'y revenir pour mieux comprendre.


Je l'avais vu à sa sortie mais j'avais le souvenir d'un film que je pensais mineur dans la carrière de ce grand réalisateur et qui m'avait mis mal à l'aise dans sa forme comme par son histoire et la manière dont elle est racontée.


En le renvoyant, je me rends compte que j'étais passé à côté d'une œuvre majeure dans la filmographie de Fincher, certainement l'œuvre de la maturité. Je ne m'appesantirai pas sur cette histoire de disparition car je pense qu'avant tout, et c'est l'une des très grandes forces du film, Fincher s'est totalement effacé derrière son histoire pour mieux nous surprendre.

Un peu à la manière d'Hitchcock dans "Vertigo", il révèle une grande partie de la solution dès la moitié du film mais cela ne l'empêche pas d'être passionnant de bout en bout.


Attention ! Je ne dis pas que la mise en scène est plate, bien au contraire. Mais elle est toute dévouée à son scénario.


L'esthétique si reconnaissable de Fincher est mise de côté tout comme dans "Social Network". Il joue avec nous comme il joue avec ses personnages et il veut toute notre attention.


Film sur le mensonge (thème récurrent chez lui), les faux semblants, la manipulation, "Gone Girl" montre, comme dans tous les films de ce grand metteur en scène, la noirceur de l'âme humaine et elle peut prendre toutes les apparences même celle du plus angélique des visages.


David Fincher montre qu'il est également un très grand directeur d'acteurs : Rosamund Pike trouve l'un de ses plus grands rôles et Ben Affleck prouve qu'il sait jouer sur des registres bien différents que ceux où on a l'habitude de le voir (et confirme au passage l'essai de son premier film "Argo")


"Tuer une personne est un acte très long et très douloureux" disait Hitchcock lorsqu'il évoquait les scènes de meurtre de ses films. On pense d'ailleurs beaucoup au "Crime était presque parfait" du maître du suspense mais où les rôles seraient inversés.

À la différence qu'ici, le crime est un acte froid rapide et quasi clinique, à l'image de ce dernier regard jeté à la caméra par l'héroïne du film.


Glacial mais tellement virtuose...


 
 
 

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À Propos

401px-Wizard_of_oz_movie_poster.jpg
Le Magicien d'Oz, Victor Fleming, 1939

Comment vous parler de moi sans vous parler de la responsable de cette dévorante mais délicieuse passion qu'est devenu le cinéma ? Il serait bien vain d'essayer car toute ma culture cinématographique lui est due et je lui en serai éternellement reconnaissant... 

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