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Je rêvais d'un autre monde - Critique de "Un Autre Monde"

  • 22 avr. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 mai 2025

☆ Note : 14/20



Je viens de voir "Un autre monde" de Stéphane Brizé.

Simple, sans esbroufe, social et tellement humain.

Comme dans les deux autres films de sa trilogie sur le Capitalisme, Brizé met à nouveau en scène Vincent Lindon. Après le salarié dans "La Loi Du Marché" et le syndicaliste dans "En Guerre", c'est le chef d'entreprise qui est au centre de l'histoire. Le cadre change mais les préoccupations restent les mêmes . Comment réagit l'être humain face au manque d'humanisme de la société libérale et hypocrite (le personnage pas si caricatural du patron américain en est l'illustration) qui nous régente ?


Le chef d'entreprise joué par Lindon est un homme fragile et fragilisé; la multinationale américaine dont il dirige une filiale lui demande de réaliser un plan social dont beaucoup de ses salariés vont être les victimes .


 Sa vie privée prend l'eau également puisqu'il est en train de divorcer (magnifique scène du début avec les avocats qui donne le ton au film).


Le portrait jamais condescendant de cet homme est ce qui fait une des forces du film. Vincent Lindon est tout simplement juste et formidable dans ce rôle. Et tout se joue sur des regards. Des silences . La prise de conscience de cet homme sur sa petite entreprise qui connait la crise est un cheminement douloureux. Ce n'est pas un homme parfait mais qui, même dans ses silences, croit au dialogue . Il plie mais ne rompt jamais. Une belle leçon d'optimisme pour l'être humain.


La bienveillance de Brizé pour son personnage fait le reste. Filmé à hauteur d'homme comme ses films précédents "Un Autre Monde" évoque ce cinéma social qui fait croire justement dans cet autre monde que chantait déjà Téléphone dans les années 80.

On pense à Ken Loach avec ses personnages plus vrais que nature. Capra aussi. Le monde de l'entreprise est le même, prêt à broyer toutes velléités d'altruisme. La naïveté des personnages de Capra a disparu mais la prise de conscience est la même... Tout comme ce singulier mais si communicatif optimisme pour l'humanité.

Autre temps. Mais pas autres mœurs.


Un film nécessaire et salutaire.


 
 
 

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À Propos

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Le Magicien d'Oz, Victor Fleming, 1939

Comment vous parler de moi sans vous parler de la responsable de cette dévorante mais délicieuse passion qu'est devenu le cinéma ? Il serait bien vain d'essayer car toute ma culture cinématographique lui est due et je lui en serai éternellement reconnaissant... 

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