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Critique de "Inland Empire" de David Lynch

  • 26 avr. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 mai 2025

☆ Note : 15/20




Dernier long métrage de la carrière de David Lynch, "Inland Empire" est le troisième et dernier volet de sa trilogie sur Los Angeles et Hollywood.


Parlant de la mort et de la renaissance, c'est son film le plus extrême depuis "Lost Highway" mais également le plus cryptique, et peut être le plus hermétique pour celui qui ne connait pas bien l'œuvre du grand maître.


Fan de la première heure du cinéaste, je dois avouer que la première vision du film m'avait déconcerté voire irrité.

Cependant, certaines images me revenaient régulièrement à l'esprit. Je décidais donc quelques semaines plus tard et au prix d'une longue digestion de lui laisser une seconde chance.


Tout d'abord, c'est un film qui s'adresse à ceux qui aiment se perdre dans les dédales d'une construction apparemment chaotique.


Récit(s) quasi hypnotique(s) qui englobe(nt) plusieurs intrigues et du coup, plusieurs réalités, cet empire intérieur que nous invite à explorer Lynch est celui du subconscient.

Ceci étant dit, si on lâche totalement prise, le voyage, bien que tortueux, peut s'avérer instructif et finalement fascinant.


Le récit central est celui de cette actrice, incarnée par une Laura Dern transfigurée et dont on mesure l'évolution lynchienne depuis la jeune fille innocente de "Blue Velvet" en passant par une Lula déterminée et objet du désir de Sailor pour aboutir à cette femme à qui une voisine/medium prédit un destin funeste si elle tourne dans le film pour lequel elle vient de s'engager.


Tourné avec une caméra numérique et des procédés totalement nouveaux pour l'époque, Lynch s'amuse (ou pas) à nous perdre entre les intrigues et convoque ici tous les personnages emblématiques de son "bestiaire" pour ce qui s'avère aujourd'hui comme une dernière danse. Comme ces lapins anthropomorphes, sortis d'un de ses courts métrages, qui apparaissent accompagnés de rires enregistrés tout droit sortis d'une sitcom.

Toute autre tentative de vouloir résumer l'histoire de ce long métrage (3 heures) s'avère dès lors superflue.


On peut se laisser porter par ce flot de délire ou en rester totalement hermétique. En tout cas, c'est un film qui ne laisse pas indifférent.


Film monde ainsi qu'œuvre déstructurée et déstructurante, "Inland Empire" n'a pas fini d'être interprétée par les exégètes de l'imaginaire lynchien.

 
 
 

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À Propos

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Le Magicien d'Oz, Victor Fleming, 1939

Comment vous parler de moi sans vous parler de la responsable de cette dévorante mais délicieuse passion qu'est devenu le cinéma ? Il serait bien vain d'essayer car toute ma culture cinématographique lui est due et je lui en serai éternellement reconnaissant... 

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