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Beau ? Yes but crazy ! - Critique de "Beau Is Afraid"

  • 20 avr. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 27 avr. 2025

☆ Note : 17/20






Beau ? Certes mais crazy surtout...


Troisième film d'un réalisateur que je découvre, "Beau Is Afraid" est un ovni qui ne fait pas simplement peur contrairement à ce que laisse penser son titre. Il secoue. Nos certitudes. Nos valeurs. Notre façon d'appréhender l'œuvre cinématographique, l'œuvre d'art plus généralement.


Dire que je suis encore sous le choc est un doux euphémisme.

Je vous le dis tout de suite.

Soit vous adorerez, soit vous detesterez. Je n'avais pas vu un film aussi clivant depuis très longtemps.

L'histoire ? Un homme paranoïaque et craintif qui vit dans un univers angoissant s'engage dans une odyssée surréaliste pour rejoindre sa mère castratrice qui vient de mourir la tête écrasée par un lustre .

On est entre la comédie, la fable philosophique, le drame psychologique. On pense pèle mêle à Dali, la peinture naïve voire la peinture américaine (Grant Wood, Hopper) pour le côté esthétique.

Les mondes anxiogènes d'Orwell et surtout Kafka pour les influences littéraires.

Fritz Lang, pour la noirceur humaine et David Lynch pour le côté frappadingue de l'univers.


Si vous vous laissez emporter par les trois heures (oui, quand même), de ce voyage fascinant aux confins de l'âme (torturée) humaine, vous en ressortirez avec plein de questions sur le film mais pas que.


C'est à une véritable introspection que nous invite le film. L'humour (très) noir est là pour nous le rappeler. On est pas loin du Terry Gilliam de "Brazil". Qui est pour moi l'un des plus grands compliments que l'on puisse faire à un film.


Le "procès" final en forme d'hommage à Lewis Carroll et au monde effrayant d'Alice pose les limites entre réalité et cauchemar éveillé. On a tous un peu de Beau en nous.

Rajouter que l'interprétation de Joaquín Phoenix est totalement habité devient alors superflu.


Une œuvre résolument avant-gardiste et un metteur en scène à suivre de près...



 
 
 

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À Propos

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Le Magicien d'Oz, Victor Fleming, 1939

Comment vous parler de moi sans vous parler de la responsable de cette dévorante mais délicieuse passion qu'est devenu le cinéma ? Il serait bien vain d'essayer car toute ma culture cinématographique lui est due et je lui en serai éternellement reconnaissant... 

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