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América... América... - Critique de "West Side Story" (2021)

  • 22 avr. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 mai 2025

☆ Note : 17/20




Un sifflement familier.

Quelques accords d'instruments à vent reconnaissables entre mille .

C'est par cela que s'ouvre le West Side Story de Spielberg et déjà on sait que cela va être différent tout en restant très proche de la version de 1961.


Dès le début on sait que Spielberg va prendre cette histoire pourtant connue de tous pour se l'approprier et en faire une œuvre personnelle. Peut-être son film le plus personnel depuis le très mésestimé "Munich" qui pourtant est une œuvre très forte si on le ramène à son analyse très intelligente des raisons profondes du conflit israélo-palestinien. Mais cela, j'en parlerai dans une critique dédiée à ce superbe film.


Mais revenons en à "West Side Story".

Qu'a t il donc apporté de plus à ce chef d'œuvre de la comédie musicale ?


D'abord tout son génie de la mise en scène.

Aucune scène du film n'est de trop et même si on réfère à l'œuvre de Robert Wise et Jérôme Robbins certaines scènes sont même magnifiés par une mise en scène toujours dévouée à l'histoire et jamais prétentieuse. Comment ne pas être enivré par sa version de "América" qui, des toits de la première version, est transportée dans les Rues de New York où la caméra semble emportée par la chorégraphie originale.

Tant d'inventivité dans les choix de mise en scène force le respect et l'admiration.


On est transporté par une vague d'émotion lorsque résonnent les notes de "Somewhere" que les deux protagonistes entonnent devant la lumière d'un vitrail. Le plan est d'une beauté picturale a faire pâlir les plus grands peintres.


Le discours de Spielberg est finalement l'une des forces du film. Un hymne à la tolérance, à la différence d'une force incroyable. Même si le film se déroule dans les années 50, comment ne pas y voir une radiographie lucide de l'Amérique actuelle déchirée par les années Trump ?

L'histoire bégaye mais Spielberg veut encore croire dans la force de l'amour.


Si comme le dit Bernardo "les américains finissent toujours par détruire tout ", l'espoir vient de María et Anita qui chantent si merveilleusement finalement le pardon.


Une œuvre profondément féministe aussi où les hommes ne sont finalement que ce jeu d'ombres chinoises qui s'entremêlent dans un plan magnifique juste avant le duel qui fait bigrement penser à Munich(encore) et a la scène de la bataille rangée entre palestiniens et israéliens dans les rues de Beyrouth...


West Side Story est bien une œuvre magistrale.


Chapeau bas Monsieur Spielberg...

 
 
 

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À Propos

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Le Magicien d'Oz, Victor Fleming, 1939

Comment vous parler de moi sans vous parler de la responsable de cette dévorante mais délicieuse passion qu'est devenu le cinéma ? Il serait bien vain d'essayer car toute ma culture cinématographique lui est due et je lui en serai éternellement reconnaissant... 

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